La collectivité dans son ensemble, y compris les immigrants, profite du travail du PLIO. En peu de temps, nous avons semé ensemble des graines pour le développement d’Ottawa.

Dick Stewart
Conseil du PLIO
Le Canada a été façonné par des gens venus des quatre coins du monde pour bâtir ce pays. La Semaine d’accueil à Ottawa offre une plateforme aux résidents d’Ottawa…

Alex Munter, président du Conseil du PLIO et président-directeur général du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario et Centre de traitement pour enfants d’Ottawa.
Les immigrants sont essentiels pour Ottawa. Il est crucial de reconnaître leur contribution à notre vitalité culturelle et économique.

Jessica Brichta
Le Conference Board du Canada
Le travail et l’expertise que le PLIO apporte à notre communauté est si important que cela nous aide à construire des ponts et à briser les silos. Je suis impatient…

Jim Watson, Maire d’Ottawa
Le PLIO contribue à regrouper et à partager des ressources limitées en maximisant l’effet d’une approche collective dans le domaine de l’enseignement.

Walter Piovesan
Directeur adjoint en éducation, Ottawa Carleton District School Board
Notre partenariat avec le PLIO est d’importance cruciale pour assurer la réussite de nos clients. La participation du PLIO a dynamisé nos projets.

Ying Xie
Gestionnaire, Ottawa Chinese Community Services Centre
Le Centre de services communautaires chinois d’Ottawa est tellement heureux de s’être joint à la table sectorielle sur la santé et le bienêtre du PLIO. Il est clair…

Wendy Tang, Centre de services communautaires chinois d’Ottawa
Nous sommes très heureux d’avoir réalisé le rapport Le cout de renonciation de ne pas investir dans les services d’interprétariat – c’est tellement important de…

Hindia Mohamoud, directrice, PLIO
Le séminaire de la SAO sur la nutrition et la santé des femmes immigrantes était un pas dans la bonne direction pour réduire l’écart entre les chercheurs en milieu…

Joséphine Etowa
Professeure agrégée , École des sciences infirmières, Université d'Ottawa
Le Conseil du PLIO est déterminé à jouer un rôle de premier plan. En quelques années, nous avons mis de l’avant une vision et des priorités communes, et nous en sommes…

Salimatou Diallo
Vice-président, Conseil du PLIO;, Assemblée de la francophonie de l’Ontario

Les barrières à l’emploi pour les immigrants

June 2, 2021

Par Bolanle Alake-Apata

Les immigrants canadiens font face à de nombreuses barrières et à plusieurs problèmes, non seulement pour rentrer sur le marché du travail, mais aussi pour faire avancer leur carrière au même rythme que les personnes nées au Canada. À chaque même niveau d’éducation, les immigrants tendent à connaître des taux de chômage plus élevés comparés aux personnes nées au Canada. De la même manière, des recherches précédentes ont identifié un écart dans les revenus entre les étudiants canadiens et les étudiants internationaux l’année suivant l’obtention de leur diplôme universitaire. Étant donné ces faits avérés, on peut s’inquiéter que la pandémie ait un effet négatif important sur les résultats d’emploi des immigrants. C’est la raison pour laquelle cet article examine le taux d’emploi des immigrants avant et pendant la pandémie. Cependant, étant donné le manque de renseignements disponibles publiquement sur le marché du travail (RMT) concernant différents groupes d’immigrants (i.e. résidents non permanents), l’analyse ne porte que sur les immigrants reçus.

Une boite de chocolats : de bonnes et de mauvaises nouvelles

Nous utilisons les données de l’Enquête sur la population active (EPA) qui identifie les immigrants reçus (i.e., les personnes ayant le statut de résident permanent) et les personnes nées au Canada. Ces catégories excluent les citoyens canadiens nés à l’étranger et les résidents non-permanents comme les étudiants internationaux et les travailleurs temporaires. En utilisant la moyenne mobile sur trois mois de l’EPA, on voit que le taux d’emploi pour les personnes nées au Canada est généralement plus élevé que celui des immigrants reçus. Cependant, dans les dernières années, l’écart d’emploi s’est réduit et s’est même refermé avant la pandémie de COVID-19 (voir schéma 1). En avril 2006, le taux d’emploi des immigrants reçus était de 57% alors que celui des personnes nées au Canada était beaucoup plus élevé à 63%. En avril 2019, l’écart avait disparu : le taux d’emploi des immigrants reçu s’était hissé à 61% et il avait diminué pour les personnes nées au Canada à 61%. Une explication possible se trouve dans l’âge des travailleurs nés au Canada plus élevés que l’âge des immigrants reçus.

Entre avril 2019 et avril 2020, les deux groupes ont connu une forte diminution de l’emploi. L’emploi chez les immigrants avait chuté de 8% au début de la pandémie comparé à l’année précédente et de 6% pour les travailleurs nés au Canada. Cette perte d’emploi s’est traduite par un taux d’emploi d’environ 53 % pour les immigrants reçus et de 55% pour les travailleurs nés au Canada dans les trois mois jusqu’en avril 2020.

Alors que l’économie redémarrait, les immigrants reçus et les personnes nées au Canada sont retournés au travail, entre avril 2020 et avril 2021, l’emploi a repris à un rythme plus lent pour les immigrants que pour les autres. En avril 2021, le taux d’emploi des immigrants  était de nouveau égal à celui des travailleurs nés au Canada, s’établissant à 59%. Néanmoins, les douze mois d’emploi plus faible chez les immigrants font craindre qu’ils souffrent plus de l’effet cicatrice sur le marché du travail, à savoir des conséquences à long terme sur le développement de leurs carrières à cause des périodes de chômage vécues.

Variations du taux d’emploi chez les immigrants reçus versus les personnes nées au Canada (Avril 2006-2021). Source: CIMT; Statistique Canada. Moyennes mobiles de trois mois, données non sésaisonnalisées. Tableau 14-100-082-01.

Aller de l’avant

L’Étude d’opinion publique du Conseil de l’information sur le marché du travail (CIMT) a identifié les principales barrières à l’emploi chez les immigrants récents au chômage. Le manque d’expérience de travail canadienne est la première, suivie du manque de contacts professionnels et du manque d’éducation canadienne. S’attaquer à ces barrières en offrant une gamme de programmes d’appui pourrait aider à améliorer les résultats d’emploi des immigrants. Le CIMT continue de travailler avec le Partenariat local pour l’immigration à Ottawa et d’autres intervenants, pour examiner les résultats sur le marché du travail et les barrières à l’emploi pour les immigrants et d’autres groupes sous-représentés.

Bolanle Alake-Apata est économiste au Conseil de l’information sur le marché du travail.