Historiquement, les immigrants ont toujours joué un rôle important à Ottawa. Ils participent à notre prospérité économique, diversifient notre culture et contribuent…

Jim Watson
Maire d'Ottawa
Le séminaire de la SAO sur la nutrition et la santé des femmes immigrantes était un pas dans la bonne direction pour réduire l’écart entre les chercheurs en milieu…

Joséphine Etowa
Professeure agrégée , École des sciences infirmières, Université d'Ottawa
Notre partenariat avec le PLIO est d’importance cruciale pour assurer la réussite de nos clients. La participation du PLIO a dynamisé nos projets.

Ying Xie
Gestionnaire, Ottawa Chinese Community Services Centre
Le travail et l’expertise que le PLIO apporte à notre communauté est si important que cela nous aide à construire des ponts et à briser les silos. Je suis impatient…

Jim Watson, Maire d’Ottawa
Le Conseil du PLIO est déterminé à jouer un rôle de premier plan. En quelques années, nous avons mis de l’avant une vision et des priorités communes, et nous en sommes…

Salimatou Diallo
Vice-président, Conseil du PLIO;, Assemblée de la francophonie de l’Ontario
Le Canada a été façonné par des gens venus des quatre coins du monde pour bâtir ce pays. La Semaine d’accueil à Ottawa offre une plateforme aux résidents d’Ottawa…

Alex Munter, président du Conseil du PLIO et président-directeur général du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario et Centre de traitement pour enfants d’Ottawa.
Nous sommes très heureux d’avoir réalisé le rapport Le cout de renonciation de ne pas investir dans les services d’interprétariat – c’est tellement important de…

Hindia Mohamoud, directrice, PLIO
La SAO permet aux participants de sentir qu’ils font partie de la collectivité et elle permet à la collectivité d’améliorer sa capacité d’attraction et de rétention…

Caroline Andrew
Prefesseur, Université d'Ottawa
Je suis très impressionnée par le niveau d’énergie et l’engagement des intervenants autour de la table et j’ai hâte de prolonger la collaboration entre le PLIO et…

Marcela Tapia
Santé publique d’Ottawa
Le Collège Algonquin a vraiment accueilli le monde entier hier! D’Irak, d’Iran, ou de Russie, et bien d’autres pays, nous avons accueilli près de 150 nouveaux arrivants…

Collège Algonquin
Comité organisateur pour la SAO 2014

Une approche axée sur les quartiers pour une stratégie de séquence des vaccins efficace

April 29, 2021

Alors que la phase 2 de la campagne de vaccination a commencé en avril, les personnes immigrantes et racialisées, âgées de 18 ans et plus et vivant dans les quartiers les plus frappés par la COVID-19 seront éligibles pour recevoir leur vaccin. Cela est le résultat du travail de coordination entre les partenaires du PLIO et d’une recommandation faite par le PLIO le 2 mars au Groupe de travail local sur la stratégie d’établissement de la séquence des vaccins, demandant de continuer à utiliser le modèle de mobilisation communautaire et des quartiers, développé initialement pour augmenter les tests COVID-19 et améliorer les mesures d’isolement, et de planifier et réaliser des opérations ciblées de vaccination permettant l’équité vaccinale pour les communautés immigrantes et racialisées.

Le PLIO a proposé au Groupe de travail local sur la stratégie d’établissement de la séquence des vaccins (GTSSV): que les populations immigrantes et racialisées soient considérées comme une population transversale à haut risque; que soit utilisée une approche par quartier pour la priorité de la vaccination en fonction des risques de contracter la COVID-19 et d’en mourir; que soient priorisés ceux qui vivent dans les quartiers les plus frappés par la COVID-19. Le PLIO a également présenté au GTSSV une argumentation convaincante, fondée sur des recherches et des données locales et provinciales, sur l’impact très positif que la priorisation au plus tôt aurait sur le ralentissement de la propagation du virus ainsi que sur la réduction des conséquences les plus néfastes chez les personnes infectées.

Selon le recensement de 2016, les groupes racialisés constituaient seulement 29% de la population ottavienne, mais pourtant ils représentent 63% des cas de COVID-19 de la ville. 78% de ceux qui sont racialisés sont immigrants.

Le fort dénuement matériel a été identifié par Santé publique Ontario comme une cause majeure des cas de COVID-19 et comme une plus forte probabilité de subir des conséquences plus sévères. Par exemple, les taux d’hospitalisation étaient 69% plus élevés; les taux d’admission aux soins intensifs étaient pratiquement deux fois plus élevés; et les taux de mortalité étaient 52% plus élevés chez les populations aux prises avec des privations matérielles, comparées aux personnes vivant dans des quartiers avec des taux plus faibles de dénuement matériel.

À Ottawa, 50% des immigrants nouvellement arrivés vivent dans la pauvreté et une étude de Santé publique Ottawa a confirmé que les quartiers avec une forte proportion de communautés racialisées et un dénuement matériel important avaient des taux plus élevés de COVID-19, comparés aux quartiers avec moins de communautés racialisées ou moins de dénuement matériel.

Les caractéristiques socioéconomiques des populations immigrantes et racialisées ont aussi des répercussions sur l’âge des personnes infectées, les jeunes (âgés de 0 à 29 ans) représentant 40% des cas d’infection, comparés à 25% dans la population non racialisée de la même tranche d’âge. Le risque plus élevé d’infection est aussi dû à des facteurs tels que des habitations à plus forte densité et/ou l’emploi dans des secteurs essentiels, emploi qui est aussi « précaire » – faible salaire, temporaire, instable, sans pensions ni bénéfices (ex. urgence ou congé maladie).

De la même manière, si l’on considère la profession comme un facteur déterminant de risque, les gens travaillant dans le secteur de la santé ont été les plus affectés par la COVID-19, mais les personnes racialisées sont surreprésentées dans toutes les catégories professionnelles, y compris les professions de la santé. Par exemple, sur les 100 000 personnes à Ottawa qui occupent un poste en santé, 2 169 personnes racialisées ont été diagnostiquées avec la COVID-19, comparées à 703 personnes non-racialisées (blanches).

Par conséquent, la recommandation du PLIO portait sur l’impact important qu’une vaccination plus rapide des immigrants et personnes racialisées aurait sur la réduction de la transmission dans les quartiers les plus touchés, ce qui donc réduirait la propagation du virus dans la ville, particulièrement si l’on prend en considération la menace posée par les nouveaux variants.

La recommandation a été approuvée le 9 mars en mentionnant que « les populations immigrantes et racialisées devraient être considérées comme une population transversale à haut risque, et une approche de priorisation de la vaccination par quartier selon le risque COVID-19 devrait être utilisée, avec un accent (initial) mis sur les adultes âgés de plus de 50 ans » étant donné les contraintes liées à l’approvisionnement des vaccins.

Initialement la vaccination plus tôt des immigrants âgés de plus de 50 ans visait à réduire le taux de mortalité puisqu’une étude réalisée dans les pays de l’OCDE a montré que « les populations désavantagées socio-économiquement sont plus susceptibles d’avoir des problèmes de santé et de souffrir de maladies chroniques, ce qui augmente le risque de comorbidité dans le contexte de la COVID-19. Les immigrants dans la plupart des pays de l’OCDE sont surreprésentés parmi ces groupes vulnérables ». Cela est confirmé par les statistiques de Santé publique Ontario qui ont montré que les personnes vivant dans les quartiers les plus diversifiés avaient plus de chances de connaitre des répercussions plus sévères (hospitalisation, admission aux soins intensifs et décès) que les personnes vivants dans des quartiers plus homogènes : les taux d’hospitalisation étaient 4 fois plus élevés, les taux d’admission aux soins intensifs également et le taux de mortalité était deux fois plus élevé.

L’extension rapide de la vaccination à tous les adultes de plus de 18 ans dans les quartiers les plus touchés d’Ottawa a été célébrée par le PLIO car notre recommandation initiale montrait des taux d’infection élevés chez les jeunes âgés entre 0 et 29 ans. Maintenant que la vaccination est lancée dans les quartiers durement frappés, le PLIO va continuer à appuyer ses partenaires pour s’assurer de l’équité vaccinale envers les communautés immigrantes et racialisées, y compris avec des campagnes reflétant la riche diversité de nos résidents.