La collectivité dans son ensemble, y compris les immigrants, profite du travail du PLIO. En peu de temps, nous avons semé ensemble des graines pour le développement d’Ottawa.

Dick Stewart
Conseil du PLIO
Le Collège Algonquin a vraiment accueilli le monde entier hier! D’Irak, d’Iran, ou de Russie, et bien d’autres pays, nous avons accueilli près de 150 nouveaux arrivants…

Collège Algonquin
Comité organisateur pour la SAO 2014
La SAO permet aux participants de sentir qu’ils font partie de la collectivité et elle permet à la collectivité d’améliorer sa capacité d’attraction et de rétention…

Caroline Andrew
Prefesseur, Université d'Ottawa
Les immigrants sont essentiels pour Ottawa. Il est crucial de reconnaître leur contribution à notre vitalité culturelle et économique.

Jessica Brichta
Le Conference Board du Canada
Le Conseil du PLIO est déterminé à jouer un rôle de premier plan. En quelques années, nous avons mis de l’avant une vision et des priorités communes, et nous en sommes…

Salimatou Diallo
Vice-président, Conseil du PLIO;, Assemblée de la francophonie de l’Ontario
J’ai été heureuse de voir une programmation relative à l’intégration du territoire algonquin et à la culture autochtone dans le cadre de la SAO 2014. Veuillez…

Linda Manning
Agrégée supérieure, Université d'Ottawa
Le travail et l’expertise que le PLIO apporte à notre communauté est si important que cela nous aide à construire des ponts et à briser les silos. Je suis impatient…

Jim Watson, Maire d’Ottawa
Le Centre de services communautaires chinois d’Ottawa est tellement heureux de s’être joint à la table sectorielle sur la santé et le bienêtre du PLIO. Il est clair…

Wendy Tang, Centre de services communautaires chinois d’Ottawa
Je suis très impressionnée par le niveau d’énergie et l’engagement des intervenants autour de la table et j’ai hâte de prolonger la collaboration entre le PLIO et…

Marcela Tapia
Santé publique d’Ottawa
La Ville d’Ottawa continuera à jouer un rôle prépondérant pour la mise en œuvre de la Stratégie pour l’immigration à Ottawa, tout comme pour la fondation du PLIO.  

Steve Desroches
Conseiller municipal et maire suppléant d’Ottawa

Le visage de l’iniquité en matière d’emploi et d’entreprenariat

March 25, 2021

Par Andrea Pierce

La COVID-19 a eu des répercussions sévères sur la vie des immigrants et des Canadiens racisés, pas seulement en matière de santé mais aussi en termes d’emploi et d’entreprenariat, et elle a poussé plus de personnes dans la pauvreté. Les pertes d’emploi reliées à la COVID-19 ont été les plus importantes dans les secteurs où les femmes constituent la majorité de la main d’œuvre et la pandémie a accru de façon significative le fardeau du travail non rémunéré porté par les femmes. Ces répercussions sont encore plus grandes sur les femmes immigrantes et racisées étant donné qu’elles sont plus susceptibles d’être des aidantes physiques et émotionnelles, et des travailleuses de première ligne en charge du bienêtre de leurs familles et communautés. presqu’un tiers des femmes noires employées (31,7%) travaillaient dans le domaine des soins de santé et des services sociaux en janvier 2021, et 81,2% d’entre elles étaient des femmes immigrantes, comparés à un cinquième (22,9%) de femmes non issues des minorités visibles travaillant dans ces secteurs. Nombre d’entre elles sont des femmes monoparentales qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. L’intersection de ces identités renforce les désavantages.

Il ne s’agit pas d’un problème nouveau. La pandémie l’a juste mis en lumière et exacerbé. En 2017, le taux d’emploi des immigrants était de 78,9%, chiffres en grande partie dus aux immigrants présents depuis plus de 10 ans au pays, contre 84% pour les personnes nées au Canada. Quand on examine ces chiffres avec une lentille intersectionnelle selon la race, les immigrants nés en Afrique avaient le plus faible taux d’emploi parmi tous les groupes d’immigrants, et le différentiel dans les taux était beaucoup plus élevé pour les personnes nées en Afrique arrivées au Canada depuis moins de 5 ans. Un Canadien sur 5 indique que le racisme est un problème au travail. L’incidence est plus élevée chez les Canadiens noirs où une majorité (62%) sont « d’accord » ou « tout à fait d’accord » pour dire que la discrimination raciale est un problème dans leur milieu de travail, comme le montre l’étude de Morneau Shepell de 2019.

Dans une société où plus d’un tiers de la population sera issu de l’immigration d’ici 2031, les investissements doivent être de portée plus générale face aux effets des multiples facteurs afin d’éliminer les barrières à l’emploi pour les résidents immigrants et racisés, particulièrement les femmes.

Andrea Pierce, responsable de l’initiative Équité Ottawa.

Les immigrants et personnes racisées qui ont de petites entreprises ont aussi des difficultés pour avoir accès à du financement et à des réseaux professionnels malgré le fait qu’ils aient un profil professionnel similaire aux autres petites entreprises au Canada. Sans financement, les flux de trésorerie deviennent un problème pour les petites entreprises, et les empêchent de croitre. Cela est troublant quand on considère que les propriétaires immigrants et issus des minorités visibles sont plus susceptibles de démarrer une entreprise que les personnes non-immigrantes et qui n’appartiennent pas à une minorité visible, selon un rapport de 2018 de Innovation Science and Economic Development. Pour relancer l’économie du Canada. particulièrement en ces temps difficiles, nous devons nous appuyer sur, et appuyer, cet atout naturel en matière d’entreprenariat et faire croitre son impact.

Il faut également souligner que les petites entreprises représentent plus de 50% du PNB canadien et jouent un rôle moteur dans l’économie canadienne. Sur un total de 1,23 million d’entreprises au Canada, 1,2 million sont de petites entreprises, ce qui équivaut à 97,9% des entreprises du Canada, et elles emploient 8,4 millions de travailleurs.

Nous ne pouvons pas juste « reconstruire mieux », nous devons éliminer les barrières systémiques qui ont eu des répercussions disproportionnées pendant la pandémie sur les immigrants et les personnes racisées. Un des changements les plus importants devrait voir tous les paliers de gouvernement et les entreprises mettre en place correctement une diversité de fournisseurs et des achats à caractère social qui incluent les immigrants et les personnes racisées. S’appuyer et favoriser les achats à caractère social revêt plusieurs avantages économiques : cela augmente la participation économique des entreprises d’immigrants et de personnes racisées, améliore leurs résultats en matière d’emploi, et cela contribue à la richesse de la communauté tout en relevant le défi de l’équité. Ceci est particulièrement important pour les femmes immigrantes noires qui ont vécu les pires effets de la pandémie.

Andrea Pierce est responsbale de l’initiative Équité Ottawa chez PLIO.