Notre atelier de la SAO 2014 a contribué de manière considérable à dynamiser l’action sur la question de l’équité en connectant des professionnels qui autrement…

Yumi Kotani
Gestionnaire, Projet Équité d’Ottawa
Nous sommes très heureux d’avoir réalisé le rapport Le cout de renonciation de ne pas investir dans les services d’interprétariat – c’est tellement important de…

Hindia Mohamoud, directrice, PLIO
Le Canada a été façonné par des gens venus des quatre coins du monde pour bâtir ce pays. La Semaine d’accueil à Ottawa offre une plateforme aux résidents d’Ottawa…

Alex Munter, président du Conseil du PLIO et président-directeur général du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario et Centre de traitement pour enfants d’Ottawa.
La Ville d’Ottawa continuera à jouer un rôle prépondérant pour la mise en œuvre de la Stratégie pour l’immigration à Ottawa, tout comme pour la fondation du PLIO.  

Steve Desroches
Conseiller municipal et maire suppléant d’Ottawa
Le PLIO contribue à regrouper et à partager des ressources limitées en maximisant l’effet d’une approche collective dans le domaine de l’enseignement.

Walter Piovesan
Directeur adjoint en éducation, Ottawa Carleton District School Board
Le travail et l’expertise que le PLIO apporte à notre communauté est si important que cela nous aide à construire des ponts et à briser les silos. Je suis impatient…

Jim Watson, Maire d’Ottawa
Le séminaire de la SAO sur la nutrition et la santé des femmes immigrantes était un pas dans la bonne direction pour réduire l’écart entre les chercheurs en milieu…

Joséphine Etowa
Professeure agrégée , École des sciences infirmières, Université d'Ottawa
J’ai été heureuse de voir une programmation relative à l’intégration du territoire algonquin et à la culture autochtone dans le cadre de la SAO 2014. Veuillez…

Linda Manning
Agrégée supérieure, Université d'Ottawa
La SAO permet aux participants de sentir qu’ils font partie de la collectivité et elle permet à la collectivité d’améliorer sa capacité d’attraction et de rétention…

Caroline Andrew
Prefesseur, Université d'Ottawa
Je suis très impressionnée par le niveau d’énergie et l’engagement des intervenants autour de la table et j’ai hâte de prolonger la collaboration entre le PLIO et…

Marcela Tapia
Santé publique d’Ottawa

La gentillesse et la générosité d’étrangers

June 14, 2018

Avant que la guerre civile ne commence dans son pays, Wasim Soufi étudiait la littérature anglaise à Alep, en Syrie. Son chemin vers le Canada a été long.

Il a fui la Syrie et a travaillé pendant quelques années en Arabie Saoudite, mais quand son contrat s’est terminé, Wasim savait que retourner en Syrie n’était pas une option. Heureusement, Wasim a rencontré un Canadien, Andrew Harvey, à Alep en 2006, et les deux sont rapidement devenus amis. Quand il est devenu clair qu’il allait être déporté de l’Arabie Saoudite, Wasim a contacté Andrew pour qu’il lui vienne en aide. Andrew a recruté Clare Glassco, et ensemble ils ont créé OC Refugee pour parrainer Wasim et sa femme Rasha et les faire venir à Ottawa.

Wasim Soufi, Clare Glassco and Abdulaziz Aboud

« Clare a dit qu’elle n’abandonnerait jamais l’idée de nous faire venir à Ottawa » raconte Wasim. « Grâce à Skype et Facebook nous communiquions pratiquement tous les jours sur la demande. Clare est celle qui a presque tout fait. » Clare a beaucoup d’énergie, même avec son horaire chargé comme mère d’un enfant d’un an travaillant à sa maitrise en travail social. « Elle et le groupe, qui comprenait le bureau pastoral d’Osgoode Kars, ont accompli un travail fantastique, ils ont loué un appartement pour nous, l’ont meublé, ont acheté des vêtements d’hiver et des cartes de téléphone, ont installé l’internet et nous ont même offert du soutien psychologique quand on en avait besoin. Le groupe OC Refugee était très bien organisé. »

En novembre 2017, dix-neuf mois après que la demande fut soumise, Wasim et Rash sont arrivés à Ottawa. Alors que de nombreux nouveaux arrivants trouvent leur premier hiver difficile, Wasim l’a apprécié et il espère apprendre à patiner l’année prochaine.

« Je suis profondément honorée de recevoir le prix des Ambassadeurs accueillants d’Ottawa » dit Clare. Elle donne le crédit à Wasim d’avoir réussi grâce à sa force et sa ténacité. « Bien que j’ai soutenu moralement Wasim quand il cherchait un emploi, c’est lui qui battait le pavé quotidiennement. » Wasim travaille maintenant pour une compagnie de services linguistiques où il enseigne l’arabe aux diplomates canadiens.

Après que Wasim a établi le contact avec Clare pour démarrer le processus de demande, il lui a mentionné son inquiétude quant à son cousin et sa famille qui étaient aussi sur le point d’êtres déportés d’Arabie Saoudite. Ça n’a pas pris longtemps à Clare pour passer à l’action afin de faire venir Abdulaziz Aboud, sa femme Mayada et leurs quatre enfants à Ottawa comme réfugiés syriens.

Deux ans avant qu’Abdulaziz et sa famille n’arrivent en mars 2018, Clare Glassco, grâce à OC Refugee, avait commencé le processus complexe de demande et rempli les formulaires détaillés exigés pour qu’ils puissent immigrer.

« Elle est très généreuse et n’a pas hésité à nous aider de nombreuses façons » dit Abdulaziz. « Quand nous sommes arrivés à l’aéroport, Clare et ses amis nous attendaient avec une grande pancarte Bienvenue au Canada! Nous sommes restés chez des amis à elle pendant quelques jours avant de déménager dans notre appartement. Elle nous a emmenés voir un médecin de famille et a inscrit nos enfants à l’école. Nous avons maintenant une grande famille ici au Canada et nous somme fiers de faire partie de cette communauté. »

« Les premiers mois ont été chargés,  mais maintenant Clare continue de rendre visite souvent à Wasim et Abdulaziz, juste pour jeter un coup d’œil aux familles et s’assurer que tout va bien. « Je ne peux pas trouver les mots pour expliquer l’extraordinaire gentillesse de Clare » déclare Abdulaziz. « C’est une vraie ambassadrice accueillante d’Ottawa et je ne sais pas où en serait ma famille sans elle. »

« Je suis très heureuse de recevoir ce prix, principalement parce ce sont ces deux cousins qui m’ont mise en nomination » dit Clare. « C’est un privilège unique d’être engagée dans le parrainage des réfugiés. Abdulaziz et Wasim font maintenant partie de ma famille, mon fils d’un an est maintenant complètement attaché à eux. Ça a été une expérience très spéciale pour nous tous. »

« On lui dit c’est chez toi ici, tu peux passer quand tu veux » explique Abdulaziz. Clare et sa famille ont récemment participé à un Iftar chez lui. L’iftar c’est le repas du soir qui rompt le jeûne des musulmans pendant le Ramadan à la tombée du jour.

« Bien que nous adorions être au Canada, il y a un énorme sentiment de perte quand tu ne peux pas retourner dans ton pays » fait remarquer Wasim. « Ce sera toujours un sentiment doux-amer, mais la gentillesse de personnes comme Clare apaise un peu tout ça. »